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Les textes et illustrations contenues sur ce site sont protégés par les lois sur le droit d'auteur (sauf indication contraire). Pour citer cet article : Jean-Luc caradeau, www.caradeau.fr, 2016 - Sixte IV, un moine franciscain souverain pontife de la Renaissance -Sixte IV, ce pape humaniste et platonicien n'est apprécié des historiens catholiques que pour avoir autorisé Isabelle et Ferdinand IV à instaurer l'inquisition espagnole. Article publié sous le pseudonyme d’Yves Leclerc dans le n°7 de Histoire des papes et des saints – Février-Mars 2010. Revu et complété avant publication sur ce site.
Sixte IV, un moine franciscain souverain pontife de la Renaissance - - article - French

Sixte IV, un moine franciscain souverain pontife de la Renaissance



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«  L'Église applique à Marie ce que Salomon dit de la sagesse, car la Vierge est la mère du Verbe, Sagesse incréée. » Dom Gaspar Lefebvre dans le commentaire du rituel de la messe de l’Immaculée Conception (instituée par Sixte IV).

Médaille représentant sixte IV
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Sixte IV(0)


Un pape humaniste et platonicien bienfaiteur des arts et des lettres

Sixte IV (1471-1484) a été diversement apprécié par ses contemporains et, après sa mort, il a divisé – et divise toujours – les historiens. Si le terme de souverain pontife peut être utilisé c’est bien pour ce pape qui a entrepris de fastueuses dépenses afin de donner à Rome un prestige spirituel et temporel.


Des origines incertaines

Tous les historiens sont d’accord sur le fait qu’il est né à Celles, près de Savone, le 21 juillet 1414, mais certains* affirment que ses parents étaient pauvres, alors que d’autres** en font le « fils de Leonardo, tondeur et marchand de drap aisé, et de Lucchina Monleone, descendante de la vieille noblesse génoise ». On a aussi prétendu, ce qui est contesté par la plupart des auteurs actuels, qu’en raison de l’homonymie, il fut adopté par la puissante famille des della Rovere du Piémont, ou par le riche Paolo Riario de Savone…

Consacré dès l’âge de 9 ans à saint François

Ce que personne ne conteste, c’est qu’il est éduqué, dès l’âge de neuf ans, au couvent San Francesco de Savone, où il prononcera ses voeux en 1429. C’est apparemment un élève studieux, puisqu’on l’envoie étudier successivement à Chieri (Turin), puis à Bologne, Pavie et Padoue où il obtient sa licence en 1444.

Une formation de théologien et de savant

On confie à ce brillant sujet des postes de professeur dans plusieurs matières et plusieurs universités. Il enseigne la théologie, la logique et la philosophie à Padoue, Bologne, Florence, Pérouse(1) et Sienne. Il se fait également une grande réputation de prédicateur et l’ordre franciscain lui confie de lourdes responsabilités. Il en devient le ministre général en 1464. Il est ensuite nommé cardinal titulaire de Saint-Pierre-aux-Liens par Paul II, le 18 septembre 1467. Ces nouvelles responsabilités le contraignent à abandonner le généralat de son ordre en 1469. Néanmoins, ce prince de l’Église continue de vivre en moine.

Des suspicions sur son élection

Lors de son élévation au cardinalat, Francesco della Rovere jouit d’une véritable réputation de sainteté. Au XIXe siècle, l’abbé Rohrbacher***, souvent proche de l’hagiographie, se référant à la Vita Sixti IV de Muratori(2) écrit : « Sa vie était si régulière et si édifiante, que son palais ressemblait plutôt à un monastère qu'à l'habitation d'un prince de l'Église »… Cette bonne réputation ne résistera cependant pas à son pontificat. Après seulement quatre jours de conclave, Francesco della Rovere est élu par 12 voix sur 18 avec l’appui du cardinal Bellarion – qu’il avait connu à Bologne et qui admirait son érudition – et celle des cardinaux « promilanais ». Ce dernier appui lui fut peut-être** apporté par les manœuvres de son neveu Pietro Riario. Néanmoins, il dut son élection avant tout à sa culture théologique, à sa rectitude et à ses qualités de médiateur.
Dans son récent Dictionnaire des papes (1994), J. N. D. Kelly*, au contraire, affirme qu’elle fut « facilitée par de somptueux cadeaux faits au duc de Milan, […], et par les promotions promises aux principaux cardinaux par son neveu Pietro Riario », ce qui ferait de Sixte IV un pape simoniaque. Simonde de Sismondi (Histoire des républiques italiennes du Moyen Âge, 1826) s’étend complaisamment sur ces allégations invérifiables. On aurait promis le poste de camerlingue (ministre des Finances) au cardinal Orsini, l’abbaye de Subiaco au vice-chancelier (son nom n’est pas précisé), celle de Saint-Grégoire au cardinal de Mantoue…

Une Église très endettée

À peine est-il élu que les contrôleurs des comptes de la banque Médicis réclament, selon Simonnot (Les Papes l’Église et l’argent, Bayard, 2005) au Saint-Siège la modique somme de 62 918 florins(3). Sixte IV prend donc la tête d’une Église très endettée, le retour de la cour pontificale à Rome ayant entraîné une baisse considérable des revenus. À cette époque, ils s’élèvent à 270 000 ducats d’or(4), soit la moitié de ceux de Jean XXII (1316-1334) à Avignon.
Cette pauvreté relative explique certainement quelques-unes de ses décisions politiques. On lui reproche à ce propos la facilité avec laquelle il accorde les indulgences et les dispenses. Par ailleurs, son prédécesseur Paul II, malgré ses dépenses somptuaires, avait laissé, en Italie, une réputation d’avarice (lire l’article dans le n° 6)… On s’attendait donc à ce que Sixte IV utilise « son trésor » pour le bien de l’Église. Alors qu’il ne trouve dans les caisses que 5 000 florins.

Des galères pour combattre les Turcs

Le premier souci de Sixte IV est la croisade contre les Turcs. Il tente donc d’unir les souverains européens. Comme ses prédécesseurs, et pour les mêmes raisons, il échoue. En outre, partout, pour diverses raisons, on refuse de payer la décime qu’il avait décrétée pour financer la croisade***.
Le pape n’abandonne pas pour autant son projet. Il arme une flotte de galères pour le Saint-Siège, ce qui entraîne évidemment une dépense considérable(5), bien supérieure aux revenus rapportés par l’alun de Tolfa (lire les articles sur Pie II et Paul II, ses prédécesseurs). Aux côtés des flottes de Naples et de Venise, placées sous le commandement d’Olivier Caraffa(6), les galères papales participeront à la prise de Satalia(7) et à la conquête de Smyrne (1472)(8). En 1473, elles accompagnent la flotte vénitienne en mer de Rhodes, sans combattre. En 1481, poursuivant leur djihad(9), les Turcs mettent à sac la ville d’Otrante (Pouilles) , 650 kilomètres de Rome. Ce massacre répand une telle terreur que Sixte IV songe un moment à se réfugier en France, mais il se rassure, décide une nouvelle croisade et prélève, pour la financer, une décime sur les revenus du clergé de France et du Dauphiné. Les galères pontificales participeront à la reprise d’Otrante en 1482, mais cette victoire doit plus à la mort subite de Mahomet II, le 3 mai 1481(10), qu’à leur intervention.

Le cousin de Dracula, athlète du Christ

Les forces islamiques ne rencontrent cependant pas que des succès. En 1473, elles s’attaquent à la Moravie. Leur armée est commandée par Soliman Beglierbey de Romanie(11) Face à la puissance ottomane, le palatin de Moldavie Étienne III le Grand (1457-1504) pratique la stratégie de la « terre brûlée » et bat l’armée turque à la bataille de Vaslui, le 10 janvier 1475. C’est la tactique qu’avait déjà employée son cousin Vlad III, plus connu sous le nom de Dracula(12), face aux Turcs en Vallachie(13). Étienne III, pour venger les souffrances que sa stratégie a fait endurer à son peuple, et pour terroriser les Ottomans, fait empaler tous les prisonniers turcs(14).
Sixte IV lui envoie une partie de l’argent produit par les indulgences. Dans une bulle de janvier 1476, il l’appelle « son fils chéri, véritable athlète du Christ ». Après cette victoire, Étienne III(15) propose vainement une union de tous les souverains d’Europe contre les Turcs. En 1508, son fils Bogdan, qui lui a succédé, sera contraint de reconnaître la souveraineté turque.

Le roi de France ne saurait rester sur un échec

Évidemment, Sixte IV hérite de l’affaire de la Pragmatique Sanction de Bourges. Il tente donc une démarche auprès de Louis XI (1461-1483) dans le but d’obtenir son abolition. Mais le roi de France a déjà connu à ce sujet deux échecs devant le Parlement de Paris (lire les articles sur PieII et Paul II, ses prédécesseurs). Il réagit donc en publiant une ordonnance qui stipule que toute décision du pape doit être approuvée par le roi de France avant d’être présentée au Parlement de Paris pour enregistrement et devenir applicable en France… Le Parlement l’enregistre, elle est publiée le 8 janvier 1475 et restera en vigueur jusqu’à la Révolution Française. Sixte IV s’empresse de la condamner.

L’union manquée avec les Églises russe et éthiopienne

En 1472, le pape reçoit une ambassade d’Ivan III, grand prince de Vladimir et de Moscou (1462-1505) qui avait déjà négocié avec Paul II. Les émissaires lui annoncent que le prince adhère aux décisions du concile de Florence(16). Ils demandent trois choses distinctes. D’abord, pour leur souverain, la main de la princesse Sophie Paléologue (nièce de l’empereur Constantin XI), retirée à Rome depuis la prise de Constantinople (1453), ce qui leur est accordé volontiers. Ils veulent aussi, pour Ivan III, le titre de roi ou d'empereur de Russie, mais Sixte IV devra le leur refuser à cause de l’opposition de Casimir, roi de Pologne (1447-1492)****. L’union des deux Églises ne se fera pas en raison de l’opposition du métropolite Philippe (1464-1473), qui force Ivan III (probablement avec l’appui du peuple car il n’a aucun pouvoir politique) à refuser au nonce qui accompagne la princesse l’entrée de Moscou.
Sixte IV reçoit aussi, en 1481, une ambassade de l’empereur d’Éthiopie qui poursuit le même but. À sa demande, il envoie des évêques dans ce pays pour enseigner au clergé « la vraie doctrine ». On n’entendra plus parler de cette mission…

L’Inquisition instaurée en Espagne

Le roi d’Espagne envoie une lettre à Sixte IV qui, en réponse, l’autorise à créer dans son royaume l’Inquisition. On ne connaît de cette affaire que la bulle de Sixte IV adressée à Isabelle de Castille(17) et à Ferdinand, son époux, roi d’Aragon(18). Sa lecture nous apprend que les souverains veulent réprimer le prosélytisme juif et musulman, et l’apostasie de nouveaux convertis. Par la bulle Exigit sinceræ, le pape accède à leur demande et les incite à reconquérir le royaume de Grenade, la dernière terre d’Espagne restée aux mains des musulmans. Nous traitons plus longuement de l’Inquisition espagnole dans l’article suivant ainsi que dans celui consacré à Torquemada .

Les « cardinaux neveux »

À peine intronisé, Sixte IV couvre de bénéfices ses neveux, Pietro Riario et Giuliano della Rovere, à tel point que les Romains pensent qu’il vole et leur distribue le probablement mythique trésor de Paul II. Cette attitude scandalise les Romains, pourtant habitués au népotisme des papes précédents. Elle a une explication simple, selon nous. Sixte IV, élevé au couvent, moine franciscain et d’extraction modeste, face aux grandes familles italiennes, a besoin de soutiens ; or, le meilleur soutien possible en Italie est une famille puissante et riche. En augmentant la puissance et la richesse de sa famille, il crée un contrepoids, tout relatif d’ailleurs, à celle des grands clans de marchands et de condottieres. En un mot, il assure l’indépendance de sa politique. D’ailleurs, la solution qu’il adopte plait à ses successeurs puisque, dès XVIe siècle, le « cardinal neveu », selon l’expression de Simonde de Sismondi, deviendra une véritable institution. Ce personnage incontournable jouera, officieusement ou en titre, le rôle de Premier ministre du Saint-Siège. Durant son pontificat, Sixte IV crée 34 cardinaux. Comme la plupart sont « des individus de peu de valeur »*, de nombreux auteurs l’accusent de leur avoir vendu cette charge.
Lors d'un consistoire tenu en décembre 1471, le pape nomme cardinaux Giuliano della Rovere (futur Jules II), 28 ans, et Pietro Riario, 25 ans(19), qui détenait déjà plusieurs charges, dont celle de commandant de l’armée. Par la suite, il crée cardinaux Girolamo Basso della Rovere, Raffaele Sansoni Riario, Cristoforo della Rovere (1477) et son frère Domenico (1478), qui sont tous ses neveux ou petits-neveux.

Pietro Riario, cardinal et « tuteur du pape » pendant 28 mois.
Pierre Riario est simple moine franciscain quand Sixte IV le nomme cardinal du titre de Saint Sixte. Il passe donc directement de la pauvreté de sa cellule au luxueux palais du prince de l’Église. Dès lors, il a tout pouvoir à la cour papale et son faste dépasse « tout ce que croiront jamais nos neveux tout comme le souvenir de ce qu’ont jamais vu nos pères ». Qu’il se rende ou revienne de la cour, une multitude d’hommes de tous ordres et de toutes dignités le précède et le suit. Ses audiences sont plus fréquentées que celles du pontife. Evêques, légats, gens de tout rang se pressent dans son antichambre. Il donne un repas si fastueux à l’ambassadeur de France que le détail des dépenses et du menu est mis en vers et répandu dans toute l’Italie et même dans les pays ultramontains. Il déploie plus encore de faste pour recevoir Léonore d’Aragon passant par Rome pour rejoindre son futur époux, Hercule duc de Ferrare. A cette occasion il fait élever sur la place des Saints Apôtres un palais tout brillant d’or et de soie. Le 12 septembre 1473, il est à Milan, faisant assaut de magnificence avec Galeaz Sforza. Le bruit court qu’ils ont conclu un pacte de soutien mutuel, l’un devant devenir roi de Lombardie et l’autre pape. De là il se rend à Venise « pour y chercher […] la jouissance de toutes les voluptés ». Au retour de ce voyage, il meurt « épuisé par ses débauches » le 5 janvier 1474. Voilà ce que retinrent ses contemporains de Pietro Riario, cardinal de Saint Sixte. (D’après Simonde de Sismondi citant une lettre de Jacob Amati, cardinal de Pavie).
 


L’ascension fulgurante des neveux laïcs

Un autre de ses neveux, Leonardo della Rovere, est nommé préfet de Rome et le pape le marie à une fille naturelle de Ferdinand Ier roi de Naples (1458-1494). À cette occasion, Sixte IV donne au roi de Naples des territoires appartenant au Saint-Siège, lui fait remise des arriérés d’un tribut (qui avait failli provoquer une guerre entre Rome et le royaume de Naples) et l’en dispense à l’avenir (Simonde de Sismondi). De même, il marie son neveu Girolamo Riario à Catherine Sforza (1463-1509) réputée fille naturelle de Galeazzo Maria Sforza, duc de Milan (1466-1476) – elle est officiellement sa petite-nièce. Afin que cette dernière n’épouse pas un roturier, Sixte IV fait acheter pour Girolamo, par Pietro Riario, la principauté d’Imola qu’il lui confie en fief du Saint-Siège. Le pape atteint ainsi un double objectif. Imola en Romagne appartient à Galeazzo Maria Sforza. Leur banquier, Laurent de Médicis, dit Laurent le Magnifique (1449-1492), convoite cette terre. Sixte IV veut limiter l’hégémonie des Florentins. Pour y parvenir, il fait jouer l’influence du roi de Naples, ce qui permet au Saint-Siège d’acquérir la terre d’Imola pour quarante mille ducats quand Laurent de Médicis en offre cent mille.
Dix-huit mois après son élection, Sixte IV obtient pour Jean della Rovere la main de Jeanne de Montefeltro, fille de Frédéric III(20). Ce choix est, là aussi, fort judicieux. L’homme passe pour le meilleur général d’Italie. Il entretient une armée bien entraînée et pourvoit aux coûts de l’opération en louant les services de cette armée à quelque souverain plus puissant…
Avec ce mariage, le pape s’allie à une armée et un général. Pour que Jeanne de Montefeltro n’épouse pas un homme sans ressources, Sixte IV donne à son neveu, en fief de l’Église, les villes de Sinigaglia et Mondavio, situées dans la région des Marches, qui étaient sous la dépendance directe du Saint-Siège. Afin de réussir cette opération, il faut obtenir l’accord du consistoire. Selon Simonde de Sismondi, il ne fut obtenu que grâce à une campagne menée par le cardinal Giuliano della Rovere (frère de Jean) et par « l’achat des suffrages » de tous les cardinaux qui s’y opposaient. C’est probable, car la vénalité des cardinaux de l’époque est avérée, mais comme les transactions de ce genre se font oralement, ce n’est pas forcément vrai. En outre, le pape décore Frédéric III du titre de duc d’Urbino… Ce mariage et les transactions qui l’accompagnent est une bonne affaire pour le Saint-Siège, puisqu’il lui assure, finalement à peu de frais, une armée aguerrie.
Comment juger ce népotisme effréné ? Nous pensons que Sixte IV poursuit un double objectif. D’une part, il crée la famille puissante qui lui manquait lors de son élection pour assurer son pouvoir régalien, d’autre part, il tente de donner au Saint-Siège les instruments et les alliances qui lui permettront de rivaliser avec les autres puissances d’Italie… En Italie, le bruit courut qu’il voulait rendre la papauté héréditaire.

Les mœurs des papes de la Renaissance
Beaucoup d’auteurs rapportent que Sixte IV nomme cardinal de nombreux jeunes gens – ce qui est vrai – « pour leur beauté » – ce qui l’est peut-être moins – parmi lesquels son neveu Raphaël Riario - cardinal à 17 ans - qui aurait été son amant… Il s’agit évidemment de rumeurs invérifiables, mais « la mode helléniste de l’époque » a fait de l’homosexualité une pratique aristocratique (en particulier à Florence). Comme le Saint-Siège ne manque jamais d’ennemis, d’autres papes de la Renaissance auront cette « réputation » d’homosexualité : Paul II (1464-1471), Alexandre VI Borgia (1492-1503), le neveu de Sixte IV : Jules II (1503-1513), bien qu’il ait eu trois filles durant son cardinalat*, Léon X (1513-1521), Paul III (1534-1549), Paul IV (1555-1559). Dès le XVIe siècle, des auteurs protestants utiliseront ces rumeurs pour « diaboliser la papauté ».
Voir également l'article sur le néposisme à la cours de Saint Pierre
 


Plutôt que de réglementer, taxons !

Dans cette attitude, nous voyons plus du réalisme que de l’avidité pure et simple ; car Sixte IV est un souverain réaliste. Il serait fastidieux d’énumérer les bulles de ses prédécesseurs sanctionnant les prêtres mariés ou vivant en concubinage, ainsi que celles interdisant la prostitution à Rome ; leur nombre même prouve leur inefficacité. Pragmatique, Sixte IV invente l’impôt du péché en taxant lourdement les prêtres concubinaires et les prostituées, pensant sans nul doute qu’une taxe efficace vaut mieux qu’une bulle inapplicable.

Limiter la puissance des familles italiennes

Sixte IV se préoccupe beaucoup de politique italienne. Il n’a d’ailleurs guère le choix : depuis le retour d’Avignon, le nombre des cardinaux issus des grandes familles italiennes a considérablement augmenté et ils sont largement majoritaires au conclave (84% d’après Simonnot).
Il en résulte qu’ils se préoccupent tout autant, voire plus, des intérêts de leur ville ou de leur famille que de ceux de l’Église. Par ailleurs, la rivalité entre les États italiens est la cause de nombreuses guerres. Pour Sixte IV, l’urgent est de réduire cette puissance qui limite sa marge de manœuvre. Particulièrement celle des Médicis, les souverains(21) les plus puissants d’Italie. L’occasion en sera l’achat de la terre d’Imola. Le pape demande à Laurent de Médicis de lui prêter les quarante mille florins qu’il faut verser pour l’achat de cette terre. Ce dernier en a offert cent mille pour l’acquérir, il refuse. Sixte IV s’adresse donc à ses rivaux à Florence, les Pazzi. Évidemment, ceux-ci les lui accordent. Le pape en profite pour leur confier la charge de dépositaire général ainsi que la gestion de la mine d’alun de Tolfa, tout « l’actif papal » dont disposait la banque Médicis… C’est un fort préjudice pour les Médicis qui, certes, commercialisent l’alun, mais en sont aussi – en raison de leurs intérêts dans l’industrie textile – les principaux acheteurs(22). Également, cela désavantage Laurent de Médicis qui tente de mettre un terme à la montée en puissance des Pazzi.

La conspiration des Pazzi

Cette lutte entre les deux familles est sans merci. Ainsi, quand l’épouse de Jean Pazzi hérite de son père Jean Borromei une immense fortune, Laurent de Médicis fait passer une loi rétroactive qui stipule que, si un homme meurt intestat, son héritage doit aller à ses neveux masculins plutôt qu’à sa fille. En 1472, Laurent exile de Florence tous les Pazzi, sauf Jean, l’un des beaux-frères de sa soeur Blanche, épouse de Guillaume Pazzi. L’aîné des beaux-frères de Blanche de Médicis, François Pazzi, va donc s’établir à Rome (où sa famille détient des comptoirs commerciaux). C’est lui qui devient le banquier du pape et du cardinal Giuliano della Rovere à la place de Laurent de Médicis. Entre Laurent le Magnifique et Sixte IV, le contentieux est lourd. Laurent a apporté – et apporte – son soutien à plusieurs révoltes dans les États pontificaux. Il a aussi tenté d’empêcher l’achat de la principauté d’Imola… Il est le principal obstacle à l’expansion territoriale de la papauté et du pouvoir de la famille della Rovere… C’est dans ce contexte que se met en place ce que les historiens appellent la conspiration des Pazzi.

Le pape est-il impliqué dans le meurtre de Julien de Médicis ?

Les historiens actuels divergent : selon Kelly*, « même si le pape ne donna pas son consentement à ce massacre, il était tout à fait au courant » de ce projet d’assassinat. Pour Paola Piacentini** « …Sixte IV […] donna son accord à une conjuration […], à condition qu'il n'y eût pas d'effusion de sang. » Selon Simonnot : « Sixte IV avait donné son accord tacite au complot fomenté par les Pazzi […] Les conjurés auraient pu même prétendre, en effet, [… qu’il] pardonnerait, s'il est nécessaire, le double meurtre qu'ils préparaient »…
Pour les auteurs du XIXe siècle comme l’abbé Rohrbacher***, « Sixte IV […] n'était point informé de leur projet ». Mais, selon Simonde de Sismondi, qui s’appuie sur un texte du Florentin Machiavel (1469-1527), le pape avait préparé une expédition militaire coordonnée avec le complot. Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a incertitude quant au rôle joué par Sixte IV dans cette affaire…
Peu de temps auparavant, le pape nomme François Salviati archevêque de Pise, ville appartenant à Florence. Ce dernier fait partie d’une famille que les Médicis ont exilée de Florence et ils refusent sa nomination. Ce prélat s’engage donc dans la conspiration… (lire l’encadré ci-dessous). Les conjurés sont lynchés par la foule. François Pazzi et l’archevêque de Pise sont pendus à la même fenêtre de la Seigneurie, qui est à la fois la mairie et le palais de justice de la ville.
Quel que soit son rôle dans le complot, Sixte IV, quand on lui rapporte le récit de ces événements, n’a guère le choix. L’archevêque François Salviati a été exécuté sur ordre du gonfalonier de Florence(23). Or, selon le droit, il ne peut être jugé et condamné que par Rome. Son exécution, même si elle est parfaitement justifiée, est légalement le meurtre d’un haut prélat. Le pape jette donc l’interdit(24) sur la ville de Florence (les Florentins n’en tiendront aucun compte). Ce qui est plus surprenant, c’est que de nombreux auteurs voient dans ce dernier acte une preuve de la partialité, voire de la complicité du pape dans cette affaire, alors qu’en l’occurrence, il ne fait qu’appliquer le droit canon, comme c’est son devoir.

Saint Léon IX - source: Musée Bonnat-Helleu musée des beaux-arts de Bayonne
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Léonard de Vinci : « Bernardo di Bandino Baroncelli pendu par le cou », 1479 - plume et encre brune ; source : Musée Bonnat-Helleu musée des beaux-arts de Bayonne [webmuseo.com/ws/musee-bonnat-helleu/app/collection/record/268]
Meurtre à la cathédrale
Le but du complot est d’assassiner Laurent et Julien de Médicis. Le double meurtre est prévu à l’occasion d’une visite du cardinal Raphaël Riario, petit-neveu de Sixte IV, dans la cathédrale où celui-ci va entendre la messe. Les deux frères se doivent d’y assister.
Deux prêtres, Antoine de Volterra et Etienne Bagnoli, se chargeront de Laurent. Bernard Bandini et François Pazzi s’occuperont de Julien. Simultanément, l’évêque de Pise et les autres conjurés doivent se rendre à la Seigneurie et forcer les magistrats de Pise à approuver ces assassinats. Le signal de l’attaque sera l’élévation.
Deux conjurés se placent près de Julien, deux autres près de Laurent. L’officiant élève l’hostie. Bernard Bandini frappe Julien d’un coup de poignard à la poitrine. François Pazzi lui porte vingt et un coups de couteau. Laurent est blessé au cou. Il tire l’épée et contre-attaque, soutenu par ses deux écuyers. Les deux prêtres s’enfuient. Laurent se réfugie dans la sacristie avec quelques amis, et ses partisans le rejoignent pour l’escorter jusqu’à son domicile. La prise de la Seigneurie échoue. Les historiens font en général un lien entre ce complot et la guerre qui suivit, mais n’expliquent jamais pourquoi le roi de Naples, allié du pape (présumé soutien du complot), devient, soudain l’allié des Florentins, ni pourquoi les Vénitiens (précédemment alliés des Médicis) soutiennent les troupes du pape. (D’après Simonde de Sismondi).


L’Italie en guerre

Après ce complot, Sixte IV entre dans une période difficile. Louis XI, qui soutient les Médicis, le menace d’un concile(25). Andréa Zamometi, un archevêque croate en fait autant(26). L’Italie tout entière entre en guerre, mettant aux prises deux clans : la papauté et Venise affrontent Milan, Florence et Naples. Le théâtre des opérations sera essentiellement les États pontificaux et le conflit durera jusqu’en 1484, bien que Sixte IV ait signé la paix le 12 décembre 1482.

Bienveillance pour les ordres mendiants

En dépit de tous les reproches adressés à Sixte IV, tous les historiens reconnaissent qu’il garde durant son pontificat sa « simplicité franciscaine ». Il ne manque pas de gratifier son ordre en canonisant saint Bonaventure (lire l’encadré ci-dessous). Sa bienveillance s’étend à tous les ordres mendiants. Il approuve, en 1474, l’ordre des minimes fondé par François de Paule (lire l’encadré ci-dessous) et celui des augustins déchaussés(27), établi à Gênes par Jean Baptiste Poggio (1380-1459). Dès 1473, il accorde aussi aux ordres mendiants le droit d'entendre la confession, d'administrer le sacrement de l'eucharistie, de donner l'extrême-onction, d'enterrer… Ce droit, qui leur est régulièrement accordé par les papes, provoque la colère du clergé séculier et leur est retiré globalement ou localement par un concile (Vienne, 1311) ou par des pressions. Ainsi, en 1456, suite à une bulle de Nicolas V (1447-1455) qui leur accorde ce droit(28),l’université de Paris les exclut. L’année suivante, les ordres mendiants y renoncent et ils réintègrent l’université (Nouvelle bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, Mre L. Ellies du Pin, André Prallard, Paris, 1700). La même source nous indique que Sixte IV publie, en 1478, une bulle qui « met fin aux différents des curés et des religieux mendiants », ce qui laisse à penser que le pape révoque la bulle de 1473. Cette décision s’inscrivait plutôt dans sa stratégie financière que dans sa politique religieuse. En effet, comme le fait remarquer Simonnot, le pape – ayant le contrôle direct des ordres mendiants – a une meilleure maîtrise sur la portion de la « part bénite »(29) que les ordres lui remettent.

Les ordres religieux mendiants
  • Franciscains (Ordre des frères mineurs, portent un habit brun), fondés en 1209 ;
  • Carmes, (Ordre du Carmel ou Carmes, portent un habit marron), fondées en 1206-1214 ;
  • Dominicains (Ordre des Prêcheurs, portent un habit blanc), fondés en 1215 ;
  • Augustins (Ermites de Saint Augustin, portent un habit noir), fondés en 1256;
  • Minimes.



La dévotion à la Vierge et aux saints

Le pape se préoccupe également des dogmes et de la foi. Il a une dévotion particulière pour la Vierge. Il fait bâtir à Rome l’Église de la Paix (Santa maria della Pace) et y place une image miraculeuse de la Vierge. Il dédie la chapelle Sixtine à Notre-Dame de l’Assomption. Par une bulle datée de 1476, il institue le culte l’Immaculée Conception. Il fait construire aussi la chapelle de l’Immaculée Conception à Saint Pierre.
Sa bulle qui institue l’office de l’Immaculée Conception et l’impose à toute l’Église provoque des remous. Certains prédicateurs s’y opposent et le pape doit, pour les faire taire, publier une bulle d’excommunication à la fin de l’année 1483. Il faut voir, selon nous, parmi ces protestataires des précurseurs de la Réforme. D’ailleurs après le schisme protestant, le culte de la Vierge ne cessera de se développer dans l’Eglise catholique. Néanmoins, la Théologie de l'immaculée conception telle que l'expose la bulle de Sixte IV reste mal acceptée par beaucoup de catholiques (voyez la citation en exergue).
Sixte IV impose aussi à toute l’Eglise la célébration de la Saint Joseph, qui à l’époque, n’était célébrée que dans quelques ordres religieux (dont les franciscains). Enfin il institue l'octave de la Fête de tous les Saints, pour implorer leur intercession contre le progrès des armes turques.

Patron des lettres, des arts et des fondations charitables

Sixte IV tente-t-il d’utiliser la culture « dans un sens “politique” comme élément de prestige » comme le pense Paola Piacentini** ? C’est possible, car le rayonnement culturel de Rome est aussi celui de la papauté. Quoi qu’il en soit, il se fait le protecteur et le promoteur des arts et des lettres. Il subventionne les imprimeries (lire l’article sur Paul II), y compris celles qui réalisent des livres en hébreu, encourage les traductions du grec, reconstitue l’Académie romaine (que son prédécesseur Paul II avait supprimée). Il accroît les fonds de la Bibliothèque vaticane, l’ouvre au public et en confie la direction à Bartolomeo Platina (1421-1481) – que Paul II avait emprisonné. Il lui commande également la célèbre Vie des papes. En un mot, Sixte IV fait preuve d’une belle ouverture d’esprit. Cependant, c’est surtout dans le domaine de la peinture et de l’architecture que son goût des arts laisse d’imposantes traces historiques

Des monuments rénovés ou reconstruits

On doit à Sixte IV d’importants aménagements de la ville de Rome. Il fait reconstruire le Janiculense (ainsi appelé en raison de sa proximité avec le mont Janicule) qui prendra le nom de pont Sixte (1475), et fait élargir l'ouverture, l'alignement et le pavage de diverses rues, recourant quand c’est nécessaire à l'expropriation et à la démolition (via Recta, via Sishna, via Papale et via Florea). Il fait restaurer de l'Acqua Vergine (l’aqueduc de la vierge) construit par Vipsanius Marcus Agrippa (v. -63 – -12)(30), l’un des dix aqueducs qui alimentaient Rome en eau pure – et le seul qui soit encore en fonction au XXIe siècle. Parmi de nombreuses œuvres charitables, il restaure et agrandit l’hôpital du Saint-Esprit. L’établissement comporte plus de 1 000 lits, des chambres de quatre personnes pour les nobles, et accueille cinq cents orphelins jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de gagner leur vie, et cinq cents orphelines jusqu’à ce qu’elles « soient en état d’être mariées ou religieuses » (Les enfants assistés à travers l’histoire, Georges Chevillet, Berger Levrault, 1903). Il restaure aussi de nombreuses églises : Saint-Jean de Latran, Santa Maria del popolo qu’il fait reconstruire par Baccio Pontelli (1450-1492) et Andrea Bregno (1418-1506), Sant'Agostino, la chapelle de l’Immaculée Conception dans la basilique Saint-Pierre. Et la chapelle Palatine, qui prendra le nom de chapelle Sixtine, que nous évoquons dans un article séparé.
Sixte IV meurt le 12 août 1484. Il avait commandé un ultime monument, son tombeau, dans les grottes du Vatican, un chef-d'oeuvre en bronze dû à Antonio del Pollaiuolo.



(0) Source : Médaille à l'effigie du pape Sixte IV par Andréa Guacialotti - Vers 1480, bronze, diamètre environ 3,5 cm - Musée du Louvre, Inv. n°OA 2455;
(1) Les habitants de cette dernière ville furent si enchantés de son mérite, qu'ils lui accordèrent le droit de cité***.
(2) Probablement Louis-Antoine Muratori (1672-1750).
(3) Environ 216,669 kilos d’or pur, correspondant au prix des soierie livrées pour les funérailles de Paul II et le couronnement de Sixte IV.
(4) 943,812 kilos d’or pur.
(5) Il dépense en une année 144 000 ducats (Les Papes l’Église et l’argent, Simonnot, Bayard, 2005), soit 52% du revenu total du Saint-Siège.
(6) Archevêque de Naples fait cardinal du titre de Sainte-Marie de la Paix par Paul II, et commandant de la flotte du Saint-Siège en 1467.
(7) Aujourd’hui Antalya, en Turquie.
(8) Aujourd’hui Izmir, en Turquie.
(9) Il ne faut jamais oublier que le but des conquêtes turques est l’islamisation du monde connu ( par islamisation il faut entendre non la conversion à l’Islam mais l’application de la charia).
(10) Dans une bourgade de la Bithynie, actuellement en Turquie.
(11) Le titre est couramment employé, mais nous n’en avons pas trouvé la signification. Quant au pays, il s’agit probablement de l’actuelle Roumanie (à l’époque plusieurs régions - ou ex régions - de l’Empire byzantin portent ce nom).
(12) Ou Vlad l’Empaleur (1457-1504).
(13) En 1462.
(14) Le pal est la méthode privilégiée d’exécution des criminels dans l’empire ottoman.
(15) Il sera sanctifié par l’Église orthodoxe roumaine en 1992.
(16) En réalité, concile de Bâle-Ferrare (1437), Florence (1439), Rome (1441). Le concile est transféré à Florence (au bord de l’Adriatique) pour permettre aux orientaux de rentrer rapidement chez eux en cas d’attaque des Turcs. Au cours de ce concile est adopté un décret d’union des Églises présentes : grecque, éthiopienne, jacobite (syriaque orthodoxe) et catholique romaine. Aucun de ces décrets ne sera appliqué.
(17) Reine de Castille et León de 1474 à 1504, et reine d'Aragon, de Sicile et autres terres (1479-1504).
(18) Roi de Castille et León de 1474 à 1504 (par mariage, sous le nom de Ferdinand V), roi d'Aragon, de Valence, de Majorque et de Sicile, et comte de Barcelone de 1479 à 1516, comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516, roi des Deux-Siciles en 1504.
(19) Du titre de Saint Sixte. En plus, archevêque de Florence, patriarche de Constantinople, abbé de Saint-Ambroise de Milan et titulaire d'une multitude d'évêchés. Ses revenus annuels dépassent 60 000 ducats (216 kilos d’or pur).
(20) Son titre exact est « vicaire pontifical », ce qui correspond au titre et fonctions de comte pour un fief des États pontificaux.
(21) Ils ne portent pas ce titre, mais ils ont confisqué à leur profit l’autorité communale à Florence et agissent comme tels.
(22) La filiale anglaise a fait faillite en 1472, les filiales de Venise, de Bruges, de Lyon feront faillite dans les années qui suivent. En outre, le pape et le roi de Naples, son allié, ont mis les biens de Laurent sous séquestre
(23) Premier magistrat de la ville.
(24) Simonde de Sismondi, qui cite la bulle, emploie le terme anathème.
(25) Il aboutirait probablement à la destitution de Sixte IV et à l’élection d’un antipape.
(26) Ces menaces conduiront Sixte IV, en 1482, à excommunier Zamonetti et à renouveler la bulle Execrabilis de Pie II (lire l’article sur ce pape).
(27) Ne pas confondre avec la congrégation du même nom issue de la réforme de son ordre par Thomas de Jésus en 1574.
(28) Bulle révoquée par Calixte III (1455-1458).
(29) Part des revenus du Saint-Siège générée par les actes religieux (106 000 ducats à la fin du règne de Sixte IV, soit 39% du total).
(30) Ce nom fut donné à l’aqueduc parce qu’une jeune vierge avait indiqué la source qui l’alimente aux soldats d’Agrippa.


Bibliographie
* J. N. D. Kelly, Dictionnaire des papes, Brepols, 1994.l'acheter sur Amazon
** Dictionnaire historique de la papauté, Fayard, 2003. L'acheter sur Amazon
*** Abbé Rohrbacher (1789-1856) : Histoire universelle de l'Église catholique. T. 11 p. 570 par Rohrbacher; continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume,... ; nouv. éd. par monseigneur Fèvre, Letouzey et Ané, Paris (BnF, XIXe siècle). Lire sur le site de la B. N. F.
**** Simonde de Sismondi – Histoire des républiques italiennes du Moyen Âge tome 7 p. 56 et suivantes (éd. 1826 [1807-1818]) de J.C.L. Simonde de Sismondi. Éditeur : Furne et Cie (Paris) Date d'édition : 1840 Lire sur le site de la B. N. F.










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