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Monde occulte

Le monde vu à travers l'ésotérisme, site personnel de jean-Luc Caradeau

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Les livres traitant d'histoire


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«  Quand il s'agit d'histoire ancienne, on ne peut pas faire d'histoire parce qu'on manque de références.
Quand il s'agit d'histoire moderne, on ne peut pas faire d'histoire, parce qu'on regorge de références.
 »
Charles Péguy


Pourquoi un espace de livres traitant d’histoire

L’histoire est un vaste domaine et des livres qui par leur titre appartiennent à d’autres catégories, se doivent d’être présents également fans la catégorie histoire. C’est le cas de l’aventure spirituelle des sociétés initiatiques, mais c’est également celui des scandales du Vatican…

Péguy a raison, mais…

On ne peut qu’être en partie d’accord avec Charles Péguy, l’historien doit « surfer » entre deux écueils la surabondance de références (souvent contradictoires) et la pénurie qui l’oblige à relier entre eux des éléments disparates par des conjecture.
Si c’était là la seule difficulté de l’histoire, osons le dire, elle serait devenue depuis longtemps une science dure. Ce n’est pas le cas, et ce ne le sera peut-être jamais, parce qu’un fait historique est l’aboutissement à un instant donné, en un lieu donné d’un grand nombre de causes connues ou inconnues. En un mot, la référence est une chose, son analyse critique en est une autre. S’indigner de l’attitude d’une armée massacrant les combattants ennemis ou même la population d’une ville qu’ils viennent de prendre, c’est peut-être légitime, mais ce n’est en rien de l’histoire. L’histoire, cela consiste à exposer les justifications que les chefs de cette armée ont donné ou simplement suggéré de ce massacre, l’histoire, cela consiste à replacer le massacre dans l’histoire d’une guerre et la guerre elle-même dans l’histoire de deux ou plusieurs peuples…. Mais cela encore est insuffisant ! Comment comprendre une bataille et les évènements qui la précèdent ou la suivent si on n’a aucune idée (ou si simplement on ne prend pas en compte) ce qu’est à l’époque la stratégie, les moyens logistiques disponibles, l’état général de l’armée en question. En réalité, la compréhension d’une bataille – et une bataille est un événement simple, exige une formation pluridisciplinaire et un parti pris d’objectivité. Pour reprendre un sujet que nous connaissons bien, l’historien qui écrit sur le siège de Jérusalem sans avoir répondu à la question : « Pourquoi les croisés ont-ils massacré la population de Jérusalem et pas celle d’Antioche ? » n’a aucune chance de comprendre les enjeux stratégiques des deux sièges

Nos livres et mes livres sur l’histoire.

Ni Marie Delclos ni moi ne sommes historien de formation et notre intérêt s’est porté essentiellement sur l’histoire de l’ésotérisme et des sociétés initiatiques. C’est en écrivant l’aventure spirituelle des sociétés initiatiques que je me suis aperçu que notre connaissance – parce que quand je rencontrais un sujet qu’elle connaît mieux que moi je lui demandais (et je le lui demande toujours) que je me suis aperçu de l’intérêt en matière d’histoire que pouvait nous donner notre connaissance de l’ésotérisme : d’abord les allusions à l’ésotérisme et à diverses sciences occultes sont nombreuses dans les textes anciens, ensuite, l’habitude que nous avons, parce que c’est souvent voire toujours le cas dans les textes ésotériques, qu’il s’agisse de magie, d’alchimie ou d’astrologie de lire des textes demandant un véritable travail d’herméneutique nous a donné la capacité et le goût d’entrer dans la pensée de l’auteur, d’essayer toujours de penser comme lui, tout en gardant bien entendu une vision très critique du texte . En fait, de tous les textes anciens, nous faisons une double lecture l’une est celle d’un critique contemporain, l’autre tend à rapprocher autant que possible du lecteur contemporain du texte et de l’auteur. Il existe en effet des passages des chroniques anciennes qui ont été mal compris volontairement ou non. Ainsi on compte généralement à charge du Temple l’histoire de la rançon de Saint Louis alors que ce n’est qu’une splendide scène d’éthique médiévale : L’envoyé du roi monte avec son escorte a bord d’une galère qui transporte le trésor de guerre du Temple. Il dit au chevalier templier qui commande la galère : J’ai besoin du trésor de l’ordre pour payer la rançon du roi. Le templier répond que pour sortir ne serait-ce qu’une seule pièce du coffre il lui faut un ordre écrit du grand maître du Temple, puis il rappelle que ses vœux de templier lui interdisent de lever l’épée contre des chrétiens… En clair : « je ne peux pas vous donner le trésor mais je ne peux pas vous empêcher de le prendre ». C’est évidemment ce que fait l’envoyé du roi, sauvant ainsi l’honneur du templier et lui évitant une lourde sanction (le Temple ne plaisantait pas avec la discipline).
De même on n’écrit pas l’histoire d’un courant initiatiques comme celle d’une quelconque organisation, parce que le cœur d’un courant initiatique, c’est le secret qui ne peut être ni révélé au profane, ni compris par lui d’ailleurs. Il en résulte que la transmission de ce secret est orale, et que par conséquent elle ne laisse dans l’histoire que des traces documentaires indirectes : celles des organisations au sein desquelles ce courant s’est perpétué à une époque donnée… Les organisations naissent meurent se transforment, mais le courant, lui perdure à travers toutes ces transformations….
Il n’y a pas de continuité dans une telle histoire faite de disparitions apparentes puis de résurrections discrètes. Cette absence de continuité conduit à relier entre eux des indices concordants recueillis à des époques et dans des lieux différents. Ainsi le fait que Peter Gover soit désigné comme ancêtre des maçons par Rabelais et celui que ce surnom de Pythagore se retrouve dans les Old charges plaide en faveur de la continuité d’un courant initiatique maçonnique…


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