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Monde occulte
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L'Aventure spirituelle des sociétés initiatiques - - Trajectoire - 500 pages
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L'Aventure spirituelle des sociétés initiatiques

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«   La déroute et la destruction des passions, tout en étant un bien, n'est pas un bien ultime ; la découverte de la sagesse est le bien suprême. Quand il sera trouvé, tout le monde chantera  » Philon d'Alexandrie

Qu’est-ce qu’une société initiatique

la couverture du livre
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Une société initiatique doit être défini comme une communauté d’individus transmettant une initiation à ses membres ou à quelques-uns de ses membres.
Elle peur être formellement organisée dans la société et a dans ce cas un but ostensible. Elle peut donc être officiellement une société charitable, un ordre religieux, une confrérie de métier ou de pénitents, un ordre chevaleresque…
Même si la structure mène des activités conformes à son but ostensible, souvent d’ailleurs avec une grande efficacité, elle n’est que le « logis social » d’un courant initiatique, qui, dans un lointain passé se transmettait dans le temple de telle ou telle divinité. Ce courant peut « déménager » laissant derrière lui une structure et des coutumes qui, pendant un temps plus ou moins long seront transmises de génération en génération par des gens qui ne les comprennent plus.

L’histoire des sociétés initiatiques

Si la méthode de la « science historique » admettait que l’on puisse mener une recherche historique avec les mêmes procédés critiques qu’utilise un policier dans ces enquêtes, on pourrait écrire une histoire des sociétés et des courants initiatiques. Malheureusement, la méthode historique ne prend pas en compte les « faisceaux d’indices concordants ». Ainsi, la chevalerie est, pour l’historien créée par l’Église vers l’an mille et cette chevalerie chrétienne n’a évidemment rien à voir avec l’ordre équestre de Rome ou les « écoles d’armes » qui existaient forcément chez les peuples barbares. Pourtant quand il s’agit de tuer sans se faire tuer, l’improvisation, le manque d’entraînement ou d’endurance sont mortels ! Pourquoi les chevaliers romain converti au christianisme auraient-ils cessé de transmettre leur « initiation de métier » et pourquoi les guerriers barbares auraient-ils cessé de transmettre la leur. Les uns et les autres étaient devenus des combattants chrétiens, mais leurs écoles d’armes se sont perpétuées parce que la guerre continuait.
L’historien qui tiendrait un tel langage se verrait opposer un argument de poids : on le traiterait de « naïf » qui « privilégie la légende », comme in a traité de « naifs » les historiens qui ont cru qu’Archytas (contemporain de Platon) avait réellement conçu un automate de colombe capable de voler. Tous les gens sérieux savaient à l’époque que « l’Antiquité n’a pas connu les engrenages de précision » et que « les anciens enjolivent et inventent pour éblouir le lecteur », en clair mentent. Les « naïfs » et les « amateurs de légendes » ont bien ri quand en 1973 les résultats de l’analyse de la machine d’Anticythère ont été publiés : ils prouvaient que des artisans antiques avaient maîtrisé parfaitement la taille des engrenages.
Il n’y aura pas probablement pas de « machine d’Anticythère » pour infliger aux tenants de certains « consensus universitaire » un cinglant démenti. Ils pourront donc continuer d’affirmer en toute tranquillité que « ceci ou cela » est une légende inventée au xe siècle par untel, puisque cet auteur est le premier à rapporter « ceci ou cela » et que, ceux qui pensent le contraire sont des naïfs.
Cependant avec ou sans « machine d’Anticythère » il est impossible de prouver que untel est le premier à rapporter « ceci ou cela » parce que des documents plus anciens ont pu disparaître ou être détruits. En toute rigueur on ne peut qu’affirmer : on n’a pas trouvé à ce jour de documents antérieurs à l’œuvre de untel pour attester la réalité de « ceci ou cela ».
L’absence de preuve ne peut prouver que l’absence de preuve. Un consensus fusse-t-il universitaire est une pétition de principe comme les autres et le terme « naïf » qu’on applique à ceux qui le contestent n’est pas un argument.
C’est, si on veut être indulgent une façon un peu brusque de rejeter leur contestation et si on veut l’être moins un terme méprisant voire insultant utilisé pour palier à une absence d’arguments et de preuves. C’est aussi un moyen comme un autre de tenter de faire passer aux yeux d’un public ou d’un lectorat profane en la matière une simple opinion pour une vérité établie.
Rappelons d’ailleurs aux « historiens » qu’ils sont également des consommateurs et qu’ils ne sont pas les seuls à transformer « l’absence de preuve » en preuve négative : c’est par le même procédé qu’on leur fait ingérer avec leur alimentation quotidienne une grande quantité de produits réputés « non toxiques ».

Le Livre

L'aventure spirituelle des sociétés initiatiques commence dans un lointain passé, si lointain même que personne n'ose lui assigner un commencement. C'est que cette aventure est la quête de la sagesse, et cette quête est inhérente à la nature humaine. Les documents internes d'une société initiatique diraient que Dieu avait placé la soif de sagesse dans le cœur de notre père Adam et qu'il l'a transmise à ses descendants... C'est un peu le ton du livre que nous résumons ici, car c'est le livre d'un homme de désir, d'un cherchant que la quête conduit à persévérer et parfois même à souffrir. Cette œuvre ne saurait donc être celle d'un historien. D'ailleurs, comment peut-on parler d'histoire a propos de sociétés initiatiques et d'initiation ? Ce monde est celui du secret et de la transmission orale. Non seulement les documents y sont rares, mais de plus leur contenu réel est souvent inaccessible à la lecture profane... Néanmoins, il faut bien admettre que des démarches, des motivations, des rites, des symboles, des conceptions du monde similaires voire identiques, à défaut d'une filiation historique, montrent l'existence d'une filiation spirituelle commune entre deux groupes d'hommes et ceci en dépit de leur éloignement temporel ou géographique (ou des deux). Cependant, le fait de montrer l'existence de telles filiations ne saurait relever de la science historique, même s'il présente pour ceux qui cherchent la connaissance un intérêt certain.
Ajoutons qu'il faut éviter de confondre sociétés initiatiques et sociétés secrètes. Certes au cours de leur histoire les sociétés initiatiques deviennent parfois clandestines, pour un temps, mais le secret n'est pas et ne fut jamais leur vocation. Bien que le secret soit inhérent à leur enseignement il s’applique uniquement à celui-ci et non à la société elle-même. D'ailleurs toutes les sociétés initiatiques contemporaines ont dans les pays démocratiques un statut légal comme celui d'associations (ou de club suivant les pays). Le but d'une société initiatique étant de perpétuer et de transmettre un enseignement traditionnel, elle se doit d'être connue au moins de ceux qui recherchent un tel enseignement. Même lorsqu’elles sont contraintes à la clandestinité, ces organisations ne peuvent donc jamais devenir réellement des sociétés secrètes. Même les mystérieux Rose Croix ne furent jamais une société secrète : dès leur origine ils publièrent des livres, firent apposer des affiches dans Paris, se firent connaître. Rapidement de nombreux personnages furent connus pour entretenir des liens avec cette fraternité, même si l'existence de ces liens ne put jamais être prouvée non plus que l'existence celle de la fraternité elle-même.




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