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Monde occulte

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Les textes et illustrations contenues sur ce site sont protégés par les lois sur le droit d'auteur (sauf indication contraire). Pour citer cet article : Jean-Luc caradeau, www.caradeau.fr, 2016 - Pierre l’Ermite prêcha et conduisit la croisade des gueux -Pierre l'Ermite qui prêcha la croisade des gueux fit canonisé par le peuple belge... … . Article publié mais non signé n°7 de Histoire des papes et des saints – Février-Mars 2010. Revu et complété avant publication sur ce site.
Pierre l’Ermite prêcha et conduisit la croisade des gueux - - article - French

Pierre l’Ermite prêcha et conduisit la croisade des gueux


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«  Seigneur, n'a point de fable en la nostre chançon
Seigneur, il n'y a pas de fable dans notre chanson
Mais pure vérité et saintisme sermon.
mais pure vérité et c'est un très saint sermon
Ci comence la geste de la meute Pieron,
Ici commence la geste de la meute de Pierre
Com il vint au sépulcre et i fist s’orison.
Quand il vint prier au Saint Sépulcre
Diex s’aparu à lui dormant, on avison,
Dieu lui apparut pendant son sommeil et l'avisa
Dist. li que retornast on France lo roion,
Lui dit de retourner en France dans le royaume
S'emportast son séel, que mieus l’on créist-on,
[incertain]On ne le croirait pas mieux s'il emportait une lettre scellée
Et desist à son peuple qu’il jetast de prison
Et qu'il dise à son peuple [ce lui de Dieu] qu'il jette hors de prison (libère)
Ses saintismes reliques que tienent li félon:
Ces saintissimes relique que détiennent les félons (infidèles)
Et l’alassent vengier, par tel condition
Et l'allassent venger, dans ces conditions
Qui mort i recevroit, il ait remission :
Qui y recevra la mort aura la rémission (de ses péchés)
En paradis celestre aura sa mansion.
et aura sa place au paradis céleste
» Chanson d'Antioche, chant III extrait

source : B. N. F.
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Pierre L'ermite prêchant la croisade(0)


Pierre L’ermite, le chef de la croisade des gueux fut canonisé par le peuple de Flandre dès le XIIe siècle.

Celui qui prêcha et conduisit la croisade des gueux, Pierre l’Ermite – est l’un des saints belges les plus connus. En réalité, il n’est que bienheureux (ce « statut » que lui donne l’Église n’existait pas au XIIIe siècle), et il n’est pas sûr qu’il soit belge… Mais il est de ces saints qui ont été « canonisé par le peuple » aussitôt après leur décès. Quoi qu’il en soit, pour les bréviaires officiels des diocèses de Belgique francophones et néerlandophones, Pierre l’Ermite est fêté le 8 juillet à Huy (sur les bords de la Meuse, actuellement en Belgique).


Né dans le comté de Flandre

D’après Édouard d’Ault Dumesnil ( Vie de Pierre L'Ermite, Abbeville, 1854(1)), Pierre est né vers 1053 à Amiens (Somme), une ville du comté de Flandre qui englobe à l’époque une grande partie de l’actuelle Belgique, notamment Bruges, Gand, Lille, Arras, Saint-Omer, Douai, certains fiefs du comté dépendant du royaume de France et d’autres de l’empire germanique. Notons qu’entre 1065 et 1170, les frontières du comté sont particulièrement fluctuantes, mais une certaine unité culturelle se maintient grâce à l’usage de la langue picarde, parlé dans une partie du diocèse de Liège (Belgique) et de celui d’Utrecht (Pays-Bas). En 1073, Pierre se marie et a deux enfants. Veuf en 1076, il est ordonné prêtre et mène une vie d’ermite à Saint Quentin du Mont ; il en devient prieur, puis il est prieur du monastère de Saint Rigaud (diocèse de Mâcon) d’où il part en pèlerinage à Jérusalem.

Le croisé aux pieds nus

Le 27 novembre 1095, au Concile de Clermont, Pierre aurait supplié Urbain II de lancer un premier appel à la croisade, et il est l’un des prédicateurs les plus actifs parmi ceux qui se répandent dans toute l’Europe catholique. Il prêche dans le Berry, l’Orléanais, la Champagne, la Lorraine, la Rhénanie. Il rameute environ 15 000 pèlerins, des gens du peuple et quelques chevaliers.
Eustache, martyrisé avec sa femme Théopista et leur deux fils Agapit et Théopiste (fêtés le 20 septembre) en 118. Ils ont les honneurs de La Légende dorée, mais leurs actas sont considérés comme « très douteux » et leur culte a été supprimé en 1969***.
Faustin, évêque en Lombardie et son frère Jovite auraient été décapités à Brescia sous Hadrien. Les détails de leur passio sont considérés comme douteux, et leur culte, bien qu’ancien et largement répandu, a été supprimé en 1969***.
Philet, Lydie et leurs compagnons auraient été martyrisés en Illyrie, en 121, mais ils ont été retirés du martyrologe d’après 1970***.
Au XIXe siècle, l’abbé Rohrbacher fait déjà état de ces doutes historiques (ce qui prouve qu’ils ne datent pas de Vatican II). Quant au cardinal Jean Daniélou (Nouvelle histoire de l’Église avec Henri Marrou, volume 1, Seuil, 1963), il écrit que le règne d’Hadrien fut « une période de calme pour les chrétiens ».
Cela dit, que ces saints aient été ou non martyrisés, qu'ils soient ou non au martyrologe, ils continuent de guétir divers maux dans les recettes de panseurs de secrets et sans doute de faire quelques miracles...

Mort à Jérusalem ou à Neufmoutier ?

« Il quitta l'Orient au commencement du XIIe siecle et fonda l'abbaye de Neumoutier près de Huy en Flandre.Il y mourut le 8 juillet 1115. En 1242, on leva de terre son corps et on le transporta dans la crypte de l’église. Lorsqu’on la répara au XVIIIe siècle, ses ossements, placés dans une caisse, furent déposés à la sacristie… » (Les petits bollandistes, Mgr Paul Guérin, Paris, 1876, BnF). Les ossements sont toujours visibles près de son tombeau dans ce qui reste de l'abbaye de Neufmoustier.
« Il quitta l'Orient au commencement du XIIe siecle et fonda l'abbaye de Neumoutier près de Huy en Flandre.Il y mourut le 8 juillet 1115. En 1242, on leva de terre son corps et on le transporta dans la crypte de l’église. Lorsqu’on la répara au XVIIIe siècle, ses ossements, placés dans une caisse, furent déposés à la sacristie… » (Les petits bollandistes, Mgr Paul Guérin, Paris, 1876, BnF). Les ossements sont toujours visibles près de son tombeau dans ce qui reste de l'abbaye de Neufmoustier.




(1) Édouard d’Ault Dumesnil (1796-1870), Vie de Pierre L'Ermite, 1854 - Lire sur le site de la B. N. F.







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