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Monde occulte
Le monde vu à travers l'ésotérisme, site personnel de jean-Luc Caradeau
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Les textes et illustrations contenues sur ce site sont protégés par les lois sur le droit d'auteur (sauf indication contraire). Pour citer cet article : Jean-Luc caradeau, www.caradeau.fr, 2016 - La Franc-maçonnerie hier et aujourd’hui -Les sociétés initiatiques et les voies spirituelles enseignent, ou plutôt transmettent la même chose sous deux formes différentes. La différenciation entre les unes et les autres est un effet de l'histoire .
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La Franc-maçonnerie hier et aujourd’hui
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«  Pour le public un Franc-Maçon
Sera toujours un vrai problème
Qu'il ne saurait résoudre à fond
Qu'en devenant maçon-lui-même !
 »
Quatrain du .°. Ricaut (recueil de chansons du Frère Naudot cité par J. Coutura in le Parfait Maçon)


La Franc-maçonnerie ou l’Ordre maçonnique.

Ces expressions ne désignent pas une organisation mais une forme initiatique traditionnelle dans laquelle de nombreuses organisations maçonniques (le terme consacré est « puissances maçonniques ») se reconnaissent, ou plutôt dont elles prétendent suivre et transmettre la voie.

Les puissances maçonniques

La première puissance maçonnique naît le jour de la Saint Jean d’été (1) 1717, de la réunion de quatre loges qui se tint à Londres à la taverne L’oie et le grill. Cette puissance prit le nom de Grande Loge de Londres.
Dans ces civilisations dites polythéistes, le temple est à la fois le lieu de culte, le lieu de tous les apprentissages et le lieu d’initiation.
C’était une totale nouveauté. Pour la première fois des loges indépendantes, composées de maçons libres, se fédéraient pour créer un organisme qui aurait autorité sur elles.
Dans ces civilisations, la religion fut le fait de tous et l’initiation, celui de quelques-uns, tout comme dans le monde hindouiste la croyance et le culte rendu aux nombreux dévas est le lot de tous et la voie, celui de quelques-uns.
Notons un premier point : ce sont les loges qui ont créé ma première obédience, c’est des loges qu’elle tenait son autorité et de ce fait, la coutume (rien à voir avec la tradition (2)) veut qu’il suffît encore aujourd’hui que s’unissent quatre loges pour créer une nouvelle puissance maçonnique (c’est pourquoi il y en a tant).
A l’époque (peu avant 1717) la maçonnerie opérative n’est « officiellement tolérée » que dans les îles britanniques. Cela évidemment ne permet en tien d’affirmer qu’elle n’existait que dans ces îles. Il pouvait bien exister une maçonnerie « officieusement tolérée » et « officiellement interdite » dans tout le reste de l’Europe.
Cette situation permit à la Grande Loge de Londres, devenue quelques années plus tard Grande Loge d’Angleterre de fonder ou de reconnaître des loges dans tout le monde connu.
Les loges existant à l’extérieur du royaume d’Angleterre ne tarderont pas à se regrouper elles aussi en Grandes Loges. On verra apparaître une Grande loge d’Écosse, une Grande Loge d’Irlande, une grande Loge de France…

Un arbre cache toujours la forêt

L’obédience est un phénomène nouveau. La loge, elle existe depuis des temps immémoriaux. On sait qu’un grand nombre de loges se créeront au XVIIIe siècle, dans les colonies anglaises, « sous le régime des Old charges », autrement dit sans se placer sous l’autorité de la Grande Loge d’Angleterre ni sous celle de sa rivale La Grande Loge des Ancients (créée en 1751) ni bien évidemment, sous celle d’une Grande Loge locale quand celle-ci existait. Autrement dit, l’apparition des grandes loges a relancé – probablement partout – la création de loges qui se sont plus tard, pour des raisons matérielles ou administratives rangées sous la bannière d’une grande loge…
Tous ces groupes n’avaient qu’une chose en commun : ils se référaient tous à la Franc-maçonnerie.
En quelque dizaines d'années vont surgir une grande diversité de rites fort différents les uns des autres
On peut presque toujours situer à quelques années près « l’apparition » d’un rituel dans les loges, mais cette date est couvent contredite par le rituel lui-même : il contient souvent en effet des éléments très archaïques. Cela laisse souvent l’impression que le rituel date du XVIIIe siècle mais que les éléments qui le composent eux sont bien plus anciens et datent au plus tard de la Renaissance…
Par ailleurs, sous la plume d'auteurs qu’on croit ne pas connaître l'hébreu on va rencontrer par exemple un jeu de mot entre le fils et la pierre que seul peut comprendre un hébraïsant – à condition bien évidemment qu’il ait le réflexe de traduite les mots « pierre » et « le fils » en hébreu (aben et aben). Nous savons par expérience que ce n’est pas toujours le cas, bien que ce jeu de mot classique soit déjà signalé par Flavius Joseph (historien du IIe siècle) dans La guerre des juifs. Ce n’est évidemment qu’un exemple élémentaire de jeu de mots et d’énigmes que l’on rencontre dans les rituels. Il y a bien plus complexe, bien plus difficile à repérer. Bien évidemment, l’ancièneté des rituels ne peut être prouvée, mais une lecture très attentive laisse souvent le sentiment que le texte est bien plus ancien que l’encre et le papier qui ont servi à le transcrire.

  • 1 fête traditionnelle des maçons bien avant 1717…
  • 2 Puisqu’on peut dater avec précision son origine et qu’elle n’a aucune signification particulière, à moins que les rédacteurs des constitutions de 1723 qui sont les premiers à rapporter cette réunion aient considéré que pour fonder la Grande Loge il fallait quatre unités. Auquel cas, ce nombre est une référence au pythagorisme et il est alors bien plus important que le nombre de loges réellement présentes ou représentées à la réunion de fondation puisqu’il y aurait là un message symbolique.









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